Inconduite professionnelle à caractère sexuel

Inconduite professionnelle à caractère sexuel

L’exercice de la sexologie vise à améliorer, maintenir ou rétablir la santé sexuelle des personnes. C’est pourquoi, pour atteindre ce but, les sexologues invitent leurs client.es à parler de leur vie personnelle et sexuelle afin de définir leurs besoins et de les accompagner vers l’atteinte de leurs objectifs. Il est très important de préciser que l’exercice de la profession de sexologue n’implique aucun toucher intime envers la clientèle.

La personne qui consulte un.e sexologue ou tout professionnel.lle de la santé mentale le fait pour obtenir de l’aide. Par le fait même, elle se trouve en position de vulnérabilité et s’en remet en toute confiance à cette personne qui détient les connaissances et les compétences.

La relation professionnelle qui se développe entre un.e sexologue et sa.son client.e ne fait pas exception, elle est basée sur la confiance. C’est d’ailleurs ce qui permet à la personne qui consulte de parler librement de sa vie intime, de faire des confidences extrêmement personnelles et de demander conseil. Malgré toute l’écoute, l’empathie et la bienveillance démontrées par les sexologues, la relation qui s’établit n’est pas une relation d’amitié ni une relation amoureuse. La relation professionnelle comporte des limites et frontières qui doivent être établies et maintenues par la.le sexologue.

À cet effet, l’article 10 du Code de déontologie de l’OPSQ et l’article 59.1 du Code des professions interdisent les relations amicales, amoureuses et sexuelles entre les sexologues et les personnes qui les consultent.  L’article 59.1 du Code des professions interdit en plus de poser des gestes abusifs ou de tenir des propos abusifs à caractère sexuel. Ces interdictions s’appliquent du début à la fin de la relation professionnelle et tant que demeure une relation d’autorité, de vulnérabilité ou de dépendance, ou une probabilité de lui rendre à nouveau des services professionnels. La durée d’une relation professionnelle est donc variable et peut même ne jamais se terminer.

Si un.e sexologue inscrit.e au tableau de l’Ordre professionnel des sexologues n’a pas respecté ces obligations envers vous, n’hésitez pas à faire une demande d’enquête au Bureau du syndic. L’OPSQ applique la politique de « tolérance zéro » en ce qui concerne l’inconduite sexuelle.

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